Haute-Garonne
Toulouse /
Saint-Gaudens /
Bagnères-de-Luchon
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La maçonnerie de Saint- Geniès intègre quelques remplois gallo-romains.
A l’intérieur, on trouve un bénitier roman orné de douze médaillons dont quatre à visages humains. Le décor mural du choeur (XVIe siècle) est parfaitement lisible. A ses extrémités, les représentations en pied de Jean-Baptiste et de Salomé méritent l’attention. En habit du XVIe siècle, Salomé tient la tête de Jean-Baptiste. Les deux personnages se détachent sur de beaux fonds paysagés.
Benqué-Dessous
La rusticité de la sculpture peut laisser penser qu’elle date de l’état roman de l’édifice.
A l’intérieur, au niveau du choeur, les peintures les plus anciennes, et les plus remarquables du décor de l’église Saint-Blaise : la Passion du Christ se développe sur six compartiments. Le traitement de l’espace, les figures et les drapés aux plis artificiels, anguleux, montrent que l’artiste a été influencé par la peinture flamande de l’époque gothique.
Les peintures de la nef, plus effacées, sont consacrées à des évocations de la vie de Marie et d’Anne, sa mère. Sur le mur opposé, la Nativité (Marie et Joseph agenouillés auprès de l’Enfant) et l’Adoration des Mages.
Le décor de la nef et d’une partie du choeur comprend aussi une série de saints que l’on peut reconnaître à leurs attributs. De gauche à droite : saint Jacques en pèlerin, saint Michel terrassant un démon, sainte Marie-Madeleine tenant un flacon de parfum, sainte Catherine, en corsage et jupe bordés d’hermine, tenant une roue et un glaive, sainte Barbe, avec une petite tour.
Benqué-Dessus
Le portail de Saint-Etienne de Barcugnas est un exemple caractéristique d’un art roman archaïsant qui perdure ici jusqu’au XVIe siècle : les sculpteurs ont pris le parti de réaliser une oeuvre dans l’esprit roman du XIIe siècle ! On a ainsi fabriqué un portail à voussures - ou arcs emboîtés - retombant sur des colonnettes.
Le sujet du tympan représente la lapidation de saint Etienne ; la place d’honneur donnée au saint et non plus au Christ, est révélatrice du changement d’époque. Depuis l’époque gothique, les saints ont pris la première place dans la piété populaire. A voir aussi : dans l’église paroissiale de Luchon (Notre-Dame-de-l’Assomption), les remarquables peintures murales à l’huile et à l’encaustique de Romain Cazes, élève et suiveur d’Ingres.
Place de Barcugnas
Bagnères-de-Luchon
Cette église date du XIIème et XIVéme siècle. D'origine romane, cette église subit de trés nombreux remaniements, notamment au XIXéme siècle.
Dominant une église à trois nefs inégales, ce clocher rectangulaire est doté d'arcades gothiques et de meurtriéres romanes. Il contient trois cloches:
-La premiére, fondue en 1820 à l'initiative du maire Simon Germès et du curé Soulé, est dédiée à Saint-Christophe.
-La seconde, filleule des Sacous, est réalisée en 1931. Elle est vouée à Saint-Jacques.
-La dernière, de 1860, porte l'inscription "Lauda Jerusalem", "A la gloire de Jérusalem".
Jurvielle
La petite église du hameau de Bernet a un plan inhabituel avec ses absides aux deux extrémités de la nef. Sa construction dans un appareil irrégulier de pierres locales, ses baies frustres, lui confèrent en tout cas un aspect très ancien à rapprocher des constructions de ce qu’on appelle le "premier âge roman méridional", avant les progrès de la taille de la pierre à la fin du XIe siècle. Le clocher-mur est sans doute postérieur.
Cette petite église abrite aussi des morceaux d’auges cinéraires (urnes funéraires) ou de sarcophages galloromains.
Billière
Cette église date du XIVéme siècle.
Dans le clocher barlong se trouvent deux cloches dont la plus ancienne, de 1546, est ornée d'une invocation gasconne à Saint-Etienne. La seconde, fondu en 1601, porte les indications de Te Deum et de l'Ave Maria, ainsi que des fleurs de lys.
La cloche de 1546 est classée depuis 1942. Malgrés les petites dimensions de l'église, ce clocher à claires-voies se caractérise par ses colonnettes et l'aisance de ses proportions.
Cathervielle
Cette église date du XIème et XIVéme siècle.
Cette église aux substructions romanes possède des arcs et des voûtes gothiques. Son clocher-mur abrite deux cloches.
La première fondue en 1509, porte une invocation à saint-Martin.
La seconde, datée de 1765, associe saint-Blaise à saint-Martin. Ses parrains sont Silvestre Mathieu et Jeanne Cargue. Présents dans le bourg pendant longtemps avant de partir au XXéme siècle, les Cargues y possédent une maison noble romane. Avant 1911, un abbé Mathieu est curé de saint-Mamet. L'autel majeur moderne doit être celui de sa première messe. Les deux cloches sont classées depuis 1942, et l'église et son site depuis 1944. Le clocher-pignon à deux baies géminées sur deux étages, séparées par des colonnes.
Bourg D'Oeuil
Le chevet arbore, ici aussi, des bandes lombardes. Mais seule la partie inférieure du clocher est contemporaine de la construction de l’édifice.
Les nombreux remplois galloromains de marbre blanc intégrés à l’édifice font la renommée de cette église. Marquant autrefois l’emplacement d’une sépulture, ils portent une épitaphe, parfois un décor sculpté voire des portraits des défunts. Cazaril en possède un exemple remarquable avec un portrait de couple, en haut relief, de très belle facture. Une croix légèrement gravée au-dessus rappelle cependant la volonté de christianiser cet héritage païen.
Cazaril-Laspènes
Le chevet de cette charmante église de montagne est décoré d’une frise et de bandes lombardes, série continue de petits arcs soulignant le haut d’un mur, ornement typique de ce premier art roman méridional.
Un clocher quadrangulaire, comme à Cazaril, doté de grandes ouvertures carrées a été posé sur l’abside. Un original petit escalier extérieur permettait d’y monter.
Trébons-de-Luchon
Cette église, a été construite au début XIIe siècle, dans le style du "premier art roman méridional" : (nef terminée par une abside), murs très épais, clocher quadrangulaire parmi les plus typiques de la vallée du Larboust, rappelant les campaniles de Lombardie.
Les ouvertures du clocher en baies géminées séparées par des colonnettes augmentent d’un étage à l’autre. L’édifice a été agrandi avec l’ajout d’un seul collatéral.
L’église est renommée pour son ensemble de fresques de l’extrême fin du Moyen-Âge (XVe siècle) caractérisé par l’importance donnée à la figure mariale. Sur la voûte de l’abside l’Assomption de la Vierge. Un compartiment du décor des voûtes de la nef est encore consacré au couronnement de la Vierge par La Trinité (le Père, le Fils et une colombe pour le Saint Esprit).
Dans la partie inférieure de l’abside, des peintures sont consacrées au cycle de la Nativité, où la Mère de
Dieu occupe, une place primordiale, et à celui de la Passion du Christ.
Sur les voûtes de la nef, quelques épisodes de la Genèse : la Création d’Adam et Eve - scène ici marquée par la présence de Dieu le Père, en vieillard coiffé d’une tiare -, la Tentation et l’Exil du jardin d’Eden et des scènes du Jugement Dernier.
Cazeaux-de-Larboust
Cette église, restaurée au XIXe siècle, est l’un des plus beaux exemples du "premier art roman méridional" du Comminges : maçonnerie de moellons, clocher oriental s’inspirant des campaniles, chevet avec décor typique de bandes lombardes. L’ensemble (à l’exception d’une partie du clocher oriental, du clocher occidental et du décor sculpté extérieur postérieur) date de la première moitié du XIe siècle ! La présence de reliques de saint Aventin, martyr de la vallée du Larboust, explique l’importance de cet édifice, devenu lieu de pèlerinage. Le décor du portail, plaqué sur un mur antérieur de plus d’un siècle, est un Christ en gloire, thème le plus présent sur les tympans romans. La mandorle, cet encadrement en forme d’amande, est cantonnée par le symbole des quatre évangélistes, chacun porté par un ange, schéma plutôt original. Seuls les chapiteaux doubles intérieurs sont historiés, ceux de droite consacrés à la relation du martyre de saint Aventin (une décollation). La dispersion de fragments sculptés tout au long de la façade méridionale laisse penser qu’il devait y avoir un second ensemble sculpté. Ainsi, sur le côté droit du portail, une petite dalle présente une Vierge majestueuse, oeuvre à l’évidence d’un maître-sculpteur. Sur un trône aux montants en forme de bêtes fantastiques, richement vêtue, hiératique, elle expose l’Enfant tout en foulant d’autres monstres. Le plan de la construction est basilical, (inspiré des basiliques romaines) à trois nefs, une centrale et deux latérales, plus minces, débouchant sur une abside et des absidioles. L’église reçoit son décor peint plus d’un siècle après la construction. De part et d’autre de la fenêtre axiale, on trouve les peintures les plus anciennes : saint Sernin (ou Saturnin), martyr toulousain, et saint Aventin. Les deux ont un taureau pour symbole. Le sculpteur du tympan a d’ailleurs consacré un basrelief à la découverte de la sépulture de saint Aventin par un taureau, bas-relief placé aujourd’hui sur un contrefort extérieur. Saint-Aventin
Eglise de la Moraine ()
Cette jolie chapelle est située sur une moraine – dépôt glaciaire latéral – du glacier du Larboust. l’édifice a été implanté au milieu d’une zone dont les traces d’occupation remontent bien au-delà même de cette période. Des fouilles ont révélé que la chapelle se trouve au coeur d’un réseau de sites funéraires du Néolithique.
Bien que remaniée à la fin du Moyen-Age, Saint-Pé-de-la-Moraine, construite dans un appareil de calcaire, de granit, de schiste et de récupération de matériaux antiques, est représentative du style du premier art roman dans ce Comminges montagnard du Moyen-Age s’appuyant sur la richesse de son héritage gallo-romain.
Quelques couvercles d’auges cinéraires, ces urnes funéraires, intégrés à la chapelle, se distinguent par des représentations un peu moins conventionnelles. Sur le contrefort du chevet, notamment sur la dalle située à sa base, le sculpteur a ajouté aux simples bustes habituels, incarnant les défunts, des attributs (poterie et série d’outils). C’est certainement leur activité professionnelle qu’on a voulu évoquer.
A l’intérieur, le pavage de galets, probablement contemporain de l’érection de la chapelle, dessine en un endroit un poisson, symbole christique remontant aux origines du christianisme.
le retable, haut en couleurs, avec ses peintures en trompe-l’oeil. Les motifs correspondent au vocabulaire ornemental des retables du XVIIe siècle. Classé Monument Historique, il est daté de 1682 mais ses statues sont probablement antérieures (Pierre, le saint patron de la chapelle, saints Blaise et Jacques).
Garin
L’église de Saccourvielle du XIe siècle est construite dans un appareil régulier de pierres de schiste et de grès. On remarque de loin l’allure de son clocher de style dit lombard ou italocatalan, l’un des plus beaux de la vallée du Comminges, avec des retraits successifs et la multiplication des baies en plein cintre d’étage en étage. La superposition de bandes lombardes, frise de petits arcs, à ces baies renforce l’illusion de multiplication. C’est là l’élément principal de décoration des églises du XIe siècle de la vallée, c’est dire leur sobriété.
Saccourvielle
Eglise presente un remarquable ’ordonnancement général du chevet : de grandes arcades et les colonnettes des fenêtres scandent les volumes, manifestant la recherche d’équilibre de l’architecture romane. La sculpture des modillons soutenant la corniche est de très belle facture.
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